Les moulins à eau d’Eure-et-Loir se tournent vers la production hydroélectrique

Le Perche

EURE-ET-LOIR > LE PERCHE > BAZOCHE-GOUET 26/09/14 – 08H20

Les moulins à eau d’Eure-et-Loir se tournent vers la production hydroélectrique

Ils étaient plus de quatre-vingt à se rendre à la journée de l’hydroélectricité organisée la semaine dernière par l’Association eurélienne des riverains propriétaires de moulins sur le Loir. Représentants des différentes organisations françaises et propriétaires sont venus s’informer sur les démarches et techniques pour pouvoir produire de l’électricité, comme l’explique Claude Cournarie, propriétaire du Moulin de La Bazoche-Gouet : « Nous voulions que les propriétaires de moulins soient informés sur les aspects administratifs et les nouvelles technologies leur permettant de produire de l’électricité en respectant les normes écologiques ».
Des équipements made in France
Lui-même a entamé les aménagements pour faire de son moulin un centre expérimental : « Je viens de faire poser mon bloc turbineur et la grille empêchant les poissons et les débris de s’y infiltrer. Il a été conçu et installé par l’entreprise Busson, basée à Chapelle-Guillaume. »
Claude Cournarie ne produit pas encore d’électricité, mais il a invité les propriétaires de moulins à visiter ses installations : « Je suis en phase de test. Je vais laisser tourner un an à vide avant d’installer la turbine à l’intérieur du bloc. Je veux d’abord être sûr que tout fonctionne, en tenant compte des débits d’eau suivant les saisons ».
Pour ce système, il a déjà dû débourser 23.000 € : « La turbine fabriquée par l’entreprise bretonne Turbiwatt me coûtera, elle, environ 30.000 €. J’ai trois mètres de chute d’eau et une puissance de 12 kilowatts, ce qui devrait me permettre de revendre pour 8.000 € d’électricité par an à EDF ».
Les propriétaires de moulins ne doivent pas perdre de vue les normes environnementales, notamment sur le maintien du niveau d’eau en amont et la possibilité pour les poissons de descendre et remonter la rivière. Des vannes conçues par la société eurélienne Panavan permettent de conserver un niveau d’eau constant sans intervention humaine.
« Le coût d’installation est important, mais je l’ai rentabilisé en dix ans »
Le Moulin de Prainville, à Saint-Jean-Pierre-Fixte, fait figure d’exemple. Précurseur, Jean-Pierre Vallée y a installé une turbine en 1982 : « J’avais alors été encouragé et épaulé par la DDA et la police des Eaux. Je suis sur une petite rivière donc je produis uniquement pour ma consommation personnelle. C’est vrai que le coût d’installation est important, mais je l’ai rentabilisé en dix ans. Aujourd’hui, je parviens à produire 90 % de l’électricité nécessaire pour mon chauffage. »
Nicolas Chaize possède le Moulin Radais à Marolles-les-Buis : « Mon grand-père avait lui même posé une turbine de cinq chevaux, en 1930. Avec une puissance de 3,5 kilowatts, il subvenait alors à ses propres besoins et alimentait quatre maisons voisines dont un château ». Il estime, que le remplacement des anciens équipements de son aïeul pourrait s’inscrire dans un projet d’avenir : « La France s’est fixée un objectif de 23 % de consommation d’énergie renouvelable pour 2020. Les moulins pourraient aider à y parvenir ».
Mario Bessière
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