7/5/14 Les propriétaires de moulins s’inquiètent de la loi sur l’eau

EURE-ET-LOIR > LE PERCHE > NOGENT-LE-ROTROU 07/05/14 – 06H00
Les propriétaires de moulins s’inquiètent de la loi sur l’eau
À Margon, Michèle Sortais espère que les vannes de son moulin ne seront pas concernées. - Vial Jean-loup

À Margon, Michèle Sortais espère que les vannes de son moulin ne seront pas concernées. – Vial Jean-loup

La loi sur l’eau de 2006 inquiète les propriétaires de moulins. Certains ouvrages pourraient être modifiés, voire supprimés. Près d’une centaine est concernée dans le Perche.
Les propriétaires de moulins sont priés de se mettre en conformité avec la loi sur l’eau de 2006, qui découle de la directive-cadre européenne sur l’eau (lire en encadré) afin de restaurer « la continuité écologique » sur les cours d’eau. Vannages, biefs, barrages : les ouvrages qui pourraient perturber l’écoulement naturel de l’eau sont donc dans le collimateur.
Le dossier a été ouvert depuis des années. Peut-être depuis trop longtemps puisque maintenant, sur fond d’incompréhension réglementaire, l’inquiétude s’est répandue comme une traînée de poudre. Les rumeurs et autres persiflages ont gagné le milieu des propriétaires de moulins, lesquels connaissent la peur légitime de se voir dans l’obligation de réaliser d’onéreux travaux.
« Il s’agit
de désinformation »
À Margon, à la faveur d’une réunion d’information mise en place par la Direction départementale du territoire (DDT), on avançait par exemple dans l’assistance « des études à 7.000 euros » ou encore « des travaux à plus de 100.000 euros… ».
Pour Isabelle Grytten, chef du service de la gestion des risques de l’eau et de la biodiversité au sein de la DDT, la chose est claire : « il s’agit de désinformation. Il ne faut pas anticiper les choses ». Le diagnostic qui doit pointer les ouvrages concernés n’a pas encore eu lieu et il est donc impossible d’estimer le coût d’éventuels travaux sans en connaître leur nature.
 Pour mener à bien ce diagnostic, le Parc naturel régional du Perche a été sollicité. « Nous avons estimé que 90 ouvrages pourraient être concernés sur le bassin-versant de l’Huisne qui nous concerne, soit 60 en Eure-et-Loir et 30 dans l’Orne », indique Catherine Baur, responsable du service environnement.
« 90 ouvrages concernés
sur l’Huisne »
L’étude de terrain, qui devrait débuter en octobre et se conclure en 2016, déterminera quels sont les ouvrages qui devront faire l’objet de travaux. Ce n’est qu’ensuite que le volet financement sera ouvert avec, à la disposition des propriétaires, des subventions de l’agence de l’eau allant de 35 % à 70 % selon la solution préconisée.
Si l’esprit de cette loi semble être accepté par une grande partie des propriétaires, certains se sont interrogés lors de la réunion : « nous ne pensons pas que ce soit à cause de nos moulins que des poissons flottent le ventre à l’air et que certaines espèces ont disparu ! ». En réponse, Catherine Baur indiquait que « c’est une étude globale, elle doit pointer tout ce qui freine le bon état écologique des cours d’eau ». La pollution devrait donc en faire partie. Mais en attendant le résultat de ce diagnostic, on peut espérer que les petits ruisseaux d’inquiétudes n’engendrent pas de grosses colères chez les propriétaires…
Jean-Loup Vial
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23/4/14 L’hôtel Sully vient d’être labellisé par la fédération de pêche

EURE-ET-LOIR > LE PERCHE > NOGENT-LE-ROTROU 23/04/14 – 16H27
L’hôtel Sully vient d’être labellisé par la fédération de pêche
Propriétaire de l’hôtel Sully, Benoît Lesage peut désormais apposer le label “hébergement pêche” sur le fronton de son établissement. - stephane marchand

Propriétaire de l’hôtel Sully, Benoît Lesage peut désormais apposer le label “hébergement pêche” sur le fronton de son établissement. – stephane marchand

L’établissement hôtelier du centre-ville de Nogent-le-Rotrou est prêt pour accueillir les pêcheurs et leur matériel. C’est le deuxième du département
Il y avait déjà dans le Perche des chambres d’hôtes ou des gîtes de groupe arborant le label mais pas encore d’hôtel. C’est désormais le cas depuis hier puisqu’un premier établissement hôtelier percheron a été labellisé « hébergement pêche ». L’hôtel Sully, situé au c’ur du centre-ville de Nogent-le-Rotrou et classé 3 étoiles, a obtenu le label attribué par la Fédération départementale de pêche d’Eure-et-Loir.
« C’est la fédération qui m’a contacté il y a trois mois », expliquait, hier, Benoît Lesage, l’hôtelier nogentais avant de signer la convention de partenariat avec la fédération départementale mais aussi l’AAPPMA (association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique) La Nogentaise. « La clientèle des pêcheurs est pour moi intéressante, c’est une activité en lien avec la nature qui me semble en adéquation avec le tourisme vert que les différents acteurs du secteur veulent développer dans le Perche. »
Une clientèle de niche
L’hôtel de 42 chambres accueille plus largement une clientèle d’affaire en semaine. « Le week-end, on est évidemment davantage sur du tourisme de loisirs », détaille l’hôtelier. « C’est pour cela que ce label développé par la fédération de pêche est intéressant. On est ici à mi-chemin entre le plan d’eau de la base de loisirs de la Borde, à Margon, et les beaux parcours de l’Huisne. Cette clientèle de pêcheurs est une clientèle de niche qu’il faut capter », a ajouté Annie Sevin, présidente de l’office de tourisme de Nogent et son canton.
 Avec l’obtention de ce label, l’hôtel Sully ajoute une corde à son arc ou plutôt un appât à sa ligne et devient ainsi le deuxième établissement hôtelier eurélien à pouvoir apposer le panneau sur sa façade après l’hôtel Entre Beauce et Perche, près de Châteaudun, labellisé en 2013. Surtout cette attribution vient compléter l’offre proposée jusqu’à présent en hébergement labellisé qui concernait des chambres d’hôtes et des gîtes.
« Les hébergements labellisés se sont développés dans le Perche, on en compte désormais 5 à Nogent-le-Rotrou et dans sa proche périphérie. Mais on souhaite en labelliser encore quelques autres. Il y a encore de la place », indiquait Laurence Leduc, la secrétaire de La Nogentaise.
Stéphane Marchand
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9/10/12 Décolmatage de l’Huisne

EURE-ET-LOIR > LE PERCHE > NOGENT-LE-ROTROU 09/10/12 – 06H00
Il s’agit d’une première action de restauration de l’Huisne menée par la Nogentaise
Pacha des Landes, âgé de 9 ans, traîne derrière lui une herse afin de morceler le lit de la rivière. - Jean-Loup Vial

Pacha des Landes, âgé de 9 ans, traîne derrière lui une herse afin de morceler le lit de la rivière. – Jean-Loup Vial

On connaissait l’utilisation de chevaux percherons pour le débardage. L’initiative de La Nogentaise est plus insolite : le cheval de trait est employé à ratisser l’Huisne.
 Un cheval percheron les sabots dans l’eau jusqu’au genou… La scène est improbable. Pourtant, elle s’est répétée sur l’Huisne tout au long de la semaine dernière. Le pas assuré,, l’allure paisible, Pacha des Landes, âgé de 9 ans, a arpenté la rivière harnaché d’une drôle de herse.
« Nous sommes en train de décolmater le lit de l’Huisne » a expliqué Nicolas Esnault, de l’association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique (Aappma) la Nogentaise. L’opération consiste, schématiquement, à racler le fond afin de séparer les substances qui le compose.
« Je l’ai emmené
voir la mer »
« Avec le temps, des particules fines comme de l’argile, du limon ou bien encore du sable se sont déposées et se sont colmatées au gravier présent. Le gravier n’est plus mobilisable et il doit l’être pour que les truites puissent faire un trou et y déposer leurs ‘ufs ».
L’objectif visé est donc de faciliter le repeuplement des truites et plus particulièrement de l’ombre commun. « L’Huisne est une rivière les plus à l’Ouest de France où l’on peut trouver ce poisson très intéressant pour la pêche à la mouche », souligne le responsable.
« Ce poisson noble des grandes rivières a été introduit il y a une quarantaine d’années et s’est parfaitement acclimaté à la rivière. Après une période prospère, la population rencontre aujourd’hui des difficultés. » Pour remédier à la situation, un grand projet de restauration a été imaginé (voir ci-dessous). Ces opérations de décolmatage en sont donc le premier chapitre.
 De l’amont, au niveau des Écouplières, sur la commune de Condé-sur-Huisne (Orne), à l’aval, au petit Radray de Nogent-le-Rotrou, 16 secteurs propices à devenir des frayères (des lieux de pontes) ont été ciblés.
Si quelques-uns des sites seront travaillés à la force des bras, les responsables ont vite pensé à l’utilisation d’un cheval percheron pour les lieux les plus accessibles.
Pour ce faire, c’est auprès de Ghislaine Milon, des écuries des Landes, à Senonches, qu’ils se sont tournés. « Nous faisons souvent du débardage mais du décolmatage, c’est la première fois », indique-t-elle. « Quelques jours avant de descendre Pacha dans l’Huisne pour faire des essais, je l’ai emmené voir la mer… C’était la première fois qu’il la voyait et il a adoré trotter dedans ».
À le voir évoluer les sabots dans l’eau, le cheval de trait semble effectivement très à l’aise. D’un simple mot, Ghislaisne Milon arrive à le diriger et à le stopper sans à-coup. Le spectacle est insolite, apaisant, et tout au long de leur passage, il aura été admiré par les riverains.
Jean-Loup Vial
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